Projets collaboratifs

Projets collaboratifs

Depuis sa création, l’IRES participe activement à des projets de recherche collaboratifs avec des partenaires universitaires, institutionnels et privés, dans les domaines de la santé et de l’environnement.

Les projets collaboratifs sont des opportunités pour l’IRES d’innover et d’apporter une contribution scientifique visant à :
– Développer les solutions innovantes pour mesurer la pollution de l’environnement et l’exposition humaine
– Développer des méthodologies d’analyse innovantes
– Développer des dispositifs de prélèvement innovants
– Améliorer les connaissances sur les niveaux de pollution de l’environnement et sur les niveaux d’exposition humaine à cette pollution ;
– Développer des kits d’analyse fiables, simples d’utilisation et économiquement acceptables

BATITOX [2012-2016]

Le projet BATITOX a été co-financé par la Région Alsace (Grand Est) et l’Eurométropole de Strasbourg  et mené en collaboration avec le Pr. Maurice MILLET de l’Université de Strasbourg (UdS) et le Centre Universitaire Roman de Médecine Légale (CURML).

L’objectif du projet BATITOX était dans un premier temps de développer les outils nécessaires pour la surveillance la pollution de l’environnement intérieur des bâtiments (logements, lieux de vie et de travail) et l’évaluation de son impact sur la santé humaine.

Dans un second temps, il s’agissait d’une part d’étudier l’environnement intérieur avec des mesures physico-chimiques de la pollution et d’autre part de suivre l’exposition humaine aux polluants de l’environnement intérieur avec des mesures sur des prélèvements biologiques.

Une liste exhaustive de polluant de l’environnement intérieur a été étudiée et pour chaque famille de polluant des méthodes d’analyse performantes ont été mises au point. Des systèmes de prélèvements innovants, fiables, simples d’utilisation et économiques ont également développés.

L’ensemble du projet a permis d’apporter une contribution technique et scientifique pour :
– Développer des moyens d’investigation de la qualité de l’air et de l’environnement intérieur
– Réaliser des campagnes de mesure
– Améliorer les connaissances sur la pollution de l’air intérieur des bâtiments
– Améliorer les connaissances sur l’exposition humaine à la pollution des bâtiments

PHYTOTIF [2013-2015]

Le projet PHYTOTIF a été cofinancé par l’Agence Régionale de Santé (ARS) de la région Poitou-Charentes, dirigé par le Dr.  Eric Ben-Brik de l’Université de Poitiers, spécialiste des pathologies professionnelles en lien avec l’exposition aux produits phytosanitaires, et en collaboration notamment avec FREDON Poitou-Charentes (Sébastien Léonard), le CHU de Poitiers, ATMO Poitou-Charentes.

L’objectif du projet PHYTOTIF était d’évaluer l’intérêt de l’analyse de cheveux pour réaliser la surveillance de l’exposition professionnels de viticulteurs et environnementale de riverains de vignes aux pesticides utilisés en viticulture.

Une liste exhaustive de 133 produits phytosanitaires, produits de dégradation et métabolites utilisés dans la région Poitou Charente a été élaborée et des méthodes d’analyse performantes ont été mises au point pour l’analyse des cheveux.

Les cheveux de viticulteurs et de riverains de vignes ont été analysés sur une période de 12 mois afin d’une part de caractériser leur exposition et d’autre part de valider l’utilisation des cheveux pour la bio-surveillance de l’exposition professionnelle aux pesticides.

Les données des analyses ont été mises au regard des données d’utilisation rapportées par les volontaires.

L’ensemble du projet a permis d’apporter d’une part des connaissances uniques sur l’exposition professionnelle et la temporalité de l’exposition, et d’autre part une contribution technique et scientifique pour la réalisation de campagnes de mesure à grande échelle dans le cadre de la surveillance de l’exposition humaine aux produits phytosanitaires.

LUMIEAU-Stra [2015-2020]

L’Eurométropole de Strasbourg et le consortium constitué pour cette occasion ont participé à l’appel à projets « Innovation et changements de pratiques – Lutte contre les micropolluants des eaux urbaines », lancé en juin 2013 par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA), les Agences de l’Eau et le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.

Porté par l’Eurométropole de Strasbourg pour répondre aux objectifs de la Directive Cadre Européenne et la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de décembre 2006 et notamment celui de recouvrer un bon état des eaux, le projet collaboratif LUMIEAU-Stra (LUtte contre les MIcropoluants des EAux Urbaines – Strasbourg) a été retenu dans la catégorie « Gestion intégrée des micropolluants dans les réseaux collectifs d’assainissement ».

Les micropolluants sont des substances naturelles ou de synthèses susceptibles d’induire des effets négatifs à faible ou très faible concentration, en raison de leur toxicité, de leur persistance, de leur bioaccumulation. A titre d’exemple, de nombreux produits contenant des micropolluants sont utilisés dans la vie quotidienne (détergents, cosmétiques, peintures, médicaments, plastiques, hydrocarbures, biocides,…).

Le projet LUMIEAU-Stra a été retenu notamment pour son approche de gestion intégrée des micropolluants à l’échelle de toute l’agglomération mais aussi pour la prise en compte de cette problématique dans toute sa complexité. Ce projet propose en effet de rechercher les différentes origines des sources de pollution puis de qualifier et de hiérarchiser leurs impacts sur la ressource.

L’objectif final sera la construction d’une palette d’outils innovants d’aide à la décision permettant de prioriser les actions à mener et les solutions pour répondre aux différentes situations (constitution d’une véritable boîte à outils en recourant à des techniques innovantes types technologies propres et produits de substitution sur le plan à la fois méthodologique et opérationnel).

Ce projet, labellisé par le pôle de compétitivité sur l’eau Hydreos, a débuté en janvier 2015, pour une durée de 4 ans, et a été piloté par la Communauté urbaine de Strasbourg en partenariat avec :
– Des entreprises privées : IRES (Institut de Recherche et d’Expertise Scientifique), IRH Ingénieur Conseil, OREAU Ingénieur Conseil et Tronico-VigiCell ;
– Des laboratoires publics de recherche : ICube (Laboratoire des sciences de l’ingénieur, de l’informatique et de l’imagerie) et GESTE (GEStion Territoriale de l’Eau et de l’environnement – UMR ENGEES et Irstea) ;
– Des institutions : INERIS (Institut National de l’Environnement industriel et des RISques) et le Centre National d’Innovation pour le Développement durable et l’Environnement dans les Petites entreprises (CNIDEP).

L’ensemble des partenaires a réuni et mis en commun un budget de 3,4 M€ pour mener à bien ce projet collaboratif et innovant, financé à 50 % en moyenne par l’ONEMA et l’Agence de l’eau Rhin-Meuse.

Au sein de ce projet collaboratif, L’IRES a pu développer des systèmes innovants pour le prélèvement des eaux usées, les méthodes d’analyse de micropolluants dans les eaux usées et réaliser des campagnes de mesures. Les résultats ont pu être comparés à ceux obtenus avec des méthodes de référence dans les laboratoires certifiés et accrédités.

TRANSPOPEST [2017-2021]

L’utilisation de produits phytosanitaire en agriculture pose la question de l’exposition des riverains aux résidus de pesticides produit par les épandages sur les cultures. L’objectif du projet est d’étudier les transferts des produits phytosanitaires des zones de cultures vers les zones habitées et l’exposition des populations riveraines.

Le site de l’étude était localisée en Alsace et comporte à la fois des grandes cultures et des vignes. La surveillance a été mise en place en réalisation
– de prélèvements d’air ambiant à proximité des parcelles traitées, à différentes distances des logements et dans le village
– des prélèvements de poussière dans les logements des participants volontaires
– des prélèvements de cheveux

Pour ce projet; l’IRES a mis au point les méthodes d’analyse spécifiques pour le dosage des résidus de produits phytosanitaires spécifiques à l’étude et réalisé les analyses des échantillons de cheveux prélevés sur les volontaires du projet sur une période de 18 mois.

CAMPOL [2020-2021]

Dans le cadre de sa thèse de doctorat à l’IRES, Claire CLISSON a développé des méthodologies pour l’analyse de pesticides dans du sang séché (DBS, Dried Blood Spot). Ce travail permet aujourd’hui de proposer un outil innovant, simple et fiable permettant d’évaluer une exposition aigüe aux pesticides. L’utilisateur réalisé lui-même son prélèvement en déposant trois gouttes de sang sur un support absorbant et peut renvoyer son échantillon au laboratoire par voie postale.

Pour valider cette approche, l’IRES a mis en place une campagne internationale unique visant à évaluer l’exposition humaine aux pesticides en utilisant des analyses de gouttes de sang séché et des analyses de cheveux. Il s’agissait d’étudier la contamination des populations Françaises, Péruvienne et Laotienne.

La campagne de mesure en France a été réalisée en collaboration avec l’association Réseau Environnement Santé (RES). Les campagnes au Pérou et au Laos ont été réalisées en partenariat avec l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et respectivement l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplasicas pour le Pérou et la Faculté de Pharmacie de l’Université des Sciences de la Santé de Vientiane pour le Laos.

Les résultats obtenus ont démontré que l’analyse de sang séché était particulièrement bien adaptée à la mesure de l’exposition professionnelle aux pesticides utilisés en agriculture.

Quel sera le prochain défi ?

Vous avez un projet de recherche scientifique collaboratif ? N’hésitez pas à contacter l’IRES pour en discuter et répondre ensemble à un appel à projet.